CHARLES DE GAULLE


Station enterrée - Peu profonde

Architectes : Atalante Architecture (Laurent GOUYOU-BEAUCHAMP), Pierre BOLZE et Simon RODRIGUEZ-PAGES, Architectes associés


"...Le projet se définit essentiellement par la confrontation et l'émergence des matières et des lumières, dont le jeu est amplifié par des transparences dans la station et en surface...".

Eléments majeurs de « l'émergence', grandes masses de béton sablé, de teinte anthracite, les monolithes constituent les éléments de transition verticale et sont les signes de la présence du métro dans la ville. Ils assurent une continuité visuelle et tactile à travers les différents niveaux de la station et jusqu'en surface.
Les parois en béton de la station, qui constituent l'enveloppe de ce volume enchâssé dans le sous-sol, sont le support à un traitement progressif en strates horizontales. Traitées par un relief en béton brut, les arêtes marquant ces strates, espacées au niveau supérieur, se resserrent au fur et à mesure que l'on descend vers les quais.
Des flots de lumière froide dévoilent la matière granuleuse des monolithes, sur leurs surfaces les plus visibles et les plus proches des passages.
Les strates en relief des parois périphériques sont révélées par un éclairage frisant, en faisceaux de lumière chaude. Un nuage de lumière blanche, obtenu par un éclairage indirect, se diffuse sur les sous-faces en béton, au-dessus de chaque plaque suspendue en plafond.
Une ligne verte, se référant à l'identité visuelle du métro par sa couleur émeraude et son horizontalité, marque l'axe de la station aux niveaux supérieurs en sols et en plafonds, et apparaît perpendiculairement en sol, face à chaque porte palière d'accès à la rame.

Crédit photos : Michel OGIER - Mars 2002